J’habite dans la proche banlieue de Paris, d’un saut de puce en métro par-dessus la Seine, je suis au cœur de la ville !
Posséder une voiture ne nous est donc pas indispensable, sauf que, sans ce précieux moyen de déplacement, je n’ai guère l’occasion d’aller à la campagne !

Le Parc Floral ou un rêve de campagne aux portes de Paris
Aussi fréquentons-nous assidûment les parcs aménagés de la ville qui nous procurent quand même le sentiment d’être proche de la nature

Proposition de repos sous les frondaisons automnales
Le salon Marjolaine, consacré au bio sous toutes ses formes installé, cet automne, au cœur du Parc floral de Vincennes nous a incité à aller fouler allégrement les feuilles mortes

Des couleurs sur les toits
Cet après-midi gris et froid n’avait pas tenté les promeneurs, pourtant les couleurs étaient belles avec juste ce soupçon de mélancolie qu’apporte l’automne dans les cœurs sensibles !

Dépouillement en règle
Le parc floral aménagé à la fin des années 1960 sur quelques 30 hectares de terrains militaires désaffectés à l’orée du bois de Vincennes est devenu un grand jardin botanique, destiné à la préservation et au référencement d’une multitude de plantes et fleurs diverses

Pavillons disséminés dans le parc
La vogue des jardins japonais a inspiré les concepteurs du Parc pour l’architecture des pavillons servant à abriter tout le long de l’année des expositions à thèmes horticoles

Sculpture végétale
Les larges toits débordants des pavillons et les petits jardins d’eau avec rochers à gué n’ont guère qu’une vague apparence de jardins japonais
Le rectiligne des constructions, le choix curieux des végétaux et leur entretien assez négligé ne sont pas propices à rendre une atmosphère japonisante si réussie en d’autres lieux

Pièce d’eau d’un pavillon
Le parc a été doté de sculptures d’artistes renommés parait-il, œuvres souvent monumentales où le béton n’est pas absent, du style très daté des années 1950
Œuvres qui heureusement gagnent beaucoup à se fondre dans la nature environnante !

Fontaine monumentale – Sculpture de François Stahly
Le salon Marjolaine sert de ralliement à tous les adeptes du bio sous toutes ses formes, nous en sommes aussi des défenseurs mais dans une limite raisonnable où le bon sens nous permet de faire la part des choses, le tout-bio n’étant pour l’instant qu’une illusion dans un monde où l’agro-alimentaire dévastateur reste si puissant
Je me méfie beaucoup de certaines dérives sectaires qui gravitent autour du phénomène bio, aussi bien de l’usage intensif du pendule ! que de trouver solution à ses problèmes par les minéraux, les champignons guérisseurs et autres balivernes insensées qui arrivent à séduire les personnes asthéniques et déboussolées

Devant le Salon, dégustation de délicieux petits pains à l’épeautre cuits dans un four à bois
Je suis une inconditionnelle des thés japonais, boisson que je consomme à toute heure de la journée, hélas il est difficile d’en trouver de réellement bons à des prix raisonnables en France
Les quelques boutiques japonaises de Paris spécialisées en thés les vendent à des prix exorbitants, les célèbres marques de luxe françaises vendent des thés souvent trop vieux dont l’arôme est depuis longtemps évanoui
Sur le Salon, j’ai trouvé un négociant qui propose un choix incroyable de thés bio du monde entier
N’affichant en rien la posture d’une spécialiste des thés japonais, j’ai trouvé ces thés verts tout à fait à mon goût !
Même le thé de Noël est remarquable avec un bon thé noir de base, très différent de l’immonde préparation aux parfums de synthèse qui est proposé partout ailleurs, et ce même en Angleterre !

Classiques thés verts japonais
Accompagnant le thé de Noël, quelques carrés de chocolat truffé d’herbes, de fleurs et de graines tout à fait surprenant mais délicieux

L’imagination au service du goût !
J’ai des moyens modestes, mais je suis convaincue que se nourrir sainement en bio ou en produits issus de l’agriculture raisonnée est toujours moins onéreux que les produits issus de l’industrie agro-alimentaire
Évidemment il faut cuisiner ! Ce que j’ai toujours fait même en travaillant mais je suis de la vieille école !