Voyage à Toulouse – Journée de l’Amitié – 2 avril 2012

Voyage à Toulouse

Voyage à Toulouse – autres articles : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9

Un début de printemps parisien exceptionnellement radieux nous incitant à voyager, nous sommes allés passer quelques jours sous le ciel clément du Sud-Ouest

Les cinq heures trente en train qui nous séparent de Toulouse m’ont paru courtes, en compagnie de Schubert dans les oreilles, j’ai profité de cette immobilité forcée pour ajouter de nouvelles petites maisons à mon projet bien engagé

Ne jamais rester inoccupée (Éducation maternelle !)

Mon amie Katell, qui tient le blog « La ruche des quilteuses » devenue depuis peu déléguée de l’Association française de patchwork pour la Haute Garonne m’avait invitée à venir participer à une journée de l’Amitié organisée dans son département

Au cœur du printemps toulousain

A cette occasion j’ai fait connaissance, au cours d’une soirée amicale, des quilteuses qui la secondent avec efficacité dans sa tâche de déléguée

Un décor de table « à la violette » pour un avant-goût pascal

La formidable équipe qui anime le blog « Patchwork sur son 31 »  s’est chargée de l’intendance fort réussie de cette journée à Pibrac, dans la périphérie de Toulouse, afin d’accueillir chaleureusement les nombreuses adhérentes du Sud-Ouest venues au rendez-vous

La dynamique équipe de Haute-Garonne

Devant une assemblée bien indulgente, j’ai expliqué essentiellement ma façon de concevoir le travail de patchwork en détaillant quelques quilts récents que j’avais apportés

Mon dernier quilt mariant les soies japonaises et françaises

J’ai exposé quelques thèmes qui me tiennent à cœur, comme le refus des expositions avec concours obligé, faisant part de mes doutes sur la légitimité des personnes cooptés dans les jurys, parfois dénuées de culture artistique et qui couronnent quelquefois des copies inavouées d’ouvrages publiés !

Ma réflexion sur le « patchwork-business » porté par les diverses revues dont les modèles proposés sont des incitations à acheter des quantités invraisemblables de tissus pour patchwork qui lassent très vite et du matériel-gadget le plus souvent inutile a suscité beaucoup d’acquiescements parmi les personnes présentes

Quilt en cotons anciens japonais (à finir de quilter !)

J’ai essayé d’expliquer que, munie des bases somme toute simples des techniques de couture, chaque personne pouvait se lancer dans un projet personnel, s’affranchissant ainsi des goûts et des diktats des « professeurs » de patchwork qui, bien souvent, n’encouragent pas la créativité de leurs « élèves » en les poussant à toujours recopier les modèles des livres et des revues

Pour moi, respecter les règles sacro-saintes de tant de points obligés au centimètre et se fixer uniquement sur la fameuse roue des couleurs pour choisir son harmonie colorée réfrènent cette envie de liberté créatrice que doit procurer le patchwork tel que je le conçois

Devant la fenêtre mes « Cubes flottants » se donnaient un air de vitrail

J’ai pourfendu l’idée si généralement admise que les tissus américains spécialement conçus pour faire du patchwork n’étaient pas indispensables, que leurs imprimés étaient séduisants certes mais qu’ils pêchaient par une piètre qualité (les fabricants ne les recommandent pas pour confectionner des vêtements !) et que toutes sortes d’étoffes trouvées ici et là donnaient des ouvrages bien plus originaux

Nombre de personnes présentes ont d’ailleurs décidé, à mon exemple, de tailler sans remords dans les cravates à leur disposition, remisées soigneusement depuis des années !

Un rai de lumière contrariant à plaisir mon dessein premier !

A notre époque où transmettre des propos vifs et peu conventionnels est considéré comme choquant, j’ai évidemment froissé des susceptibilités en témoin des personnes qui m’ont fait grise mine, mais en revanche nombre d’approbations m’ont confortée dans l’idée que mon petit discours n’était pas si vain !

Dans le train du retour, encore quelques petites maisons

Le manque de confiance en soi et en ses capacités à créer est naturellement présent dans chacune, tout comme pour moi qui suis loin d’être toujours satisfaite de mon travail, mais arriver à surmonter cette difficulté fait avancer toujours plus loin dans la recherche de la beauté et du pouvoir émotionnel que procure un ouvrage bien personnel
————————
Voyage à Toulouse – autres articles :

Journée de l’Amitié – 2 avril 2012
Le jardin japonais du parc Compans-Caffarelli
La basilique Saint Sernin
L’église et le couvent des Jacobins
Le musée des Augustins – I –
Le musée des Augustins – II – Encore de l’art roman !
Le musée des Augustins – III – De l’art gothique aussi !
Le musée des Augustins – IV
Par les rues et les places