Mito – Hômanzan Ichijô-in Senju-dera

Le temple situé en fait à Naka, ville voisine de Mito, est d’obédience Shingon, un bouddhisme ésotérique

Durant l’époque Edo son implantation située au nord du château de Mito (disparu aujourd’hui) protégeait celui-ci des influences néfastes venues du septentrion abritant de redoutables démons

La triade de Bishamonten avec son épouse Kichijôten et l’un de ses fils Zennishi Dôji domine l’entrée du temple

Bishamonten est l’un des quatre gardiens des points cardinaux, chargé de protéger le Nord il est aussi le défenseur de la Loi bouddhique

Il est toujours représenté en guerrier en armure avec une lance et tenant dans la main une pagode, foulant au pied les démons redoutés

Bishamonten – Statue de 13 m de haut (16 m avec le socle) érigée en 2007
Statue de bronze de couleur émeraude resplendissante sous le soleil d’été

Ce Bishamonten est une réplique moderne d’une statue en bois très ancienne de cette même divinité conservée précieusement à l’intérieur du temple

Bishamonten – Autre réplique moderne de l’original

Cette statue moderne de Bishamonten, bien qu’elle soit la plus haute du Japon, n’est pas d’une beauté artistique renversante !

Je suis toujours étonnée de ce besoin impérieux qu’ont les bouddhistes de construire des statues toujours plus hautes que les précédentes !

Bishamonten en gardien céleste de la Loi bouddhique est aussi dans la culture populaire l’un des sept dieux du bonheur

Shichi Fukujin – Bishamonten armé et casqué sur un Ema, tablette votive accrochée par un fidèle dans le jardin du temple

Dans le culte Shintô, Bishamonten, gardien redoutable, est considéré comme une divinité de la guerre, spécialement vénérée par les Samurai comme modèle de courage et de loyauté

Kusunoki Masashige (1294- 1336) fut souvent présenté comme l’exemple du parfait samurai

La pierre du bassin d’ablutions à l’entrée du temple est gravée avec le caractère Bi de Bishamonten signifiant la défense et la protection

Chôzuya – Bassin de purification à l’entrée du temple

Depuis l’an 4 de l’ère Reiwa (2021) année du tigre, une statue de l’animal assez réaliste se trouve installée à l’entrée du temple

Sanmon – Un tigre veille à la porte d’entrée

Il n’y eu jamais de tigres au Japon, leurs nombreuses représentations sont des figures inspirées par l’art venu de Chine

Tigre de papier !

Lors d’une restauration récente, les tuiles du toit du temple furent remplacées, une tuile ancienne de l’époque Shôwa (1926-1989) sauvegardée se trouve installée maintenant sur le pavillon de la cloche

Onigawara – Tuile en forme de démon ornant le clocher

Les temples bouddhiques affichent très souvent des bannières de tissu dont les couleurs traditionnelles viennent de la tradition sanskrite

Le blanc pour la pureté, le bleu (ou indigo) pour la méditation, le rouge est pour la compassion, le vert signifie l’action et le jaune la stabilité

Il fait très chaud ! Il est d’usage de rafraîchir Kannon sama !

Nombre de statues sont disséminées un peu partout dans l’enceinte du temple

Les représentations bouddhiques sont vénérées par des fidèles qui leur font don de différents présents pour les solliciter ou les remercier de leur intercession

Des colifichets en guise de chapelet !

Roku bosatsu – Les 6 Jizô san chargés de la protection des chemins et des abords des cimetières
Référence aux 6 voies/chemins de la Loi à respecter

Les 6 Jizô san revêtent des sortes de tabliers confectionnés dans des chutes d’Obi en brocard !
Jizô sama est le protecteur des enfants morts, les « tabliers » servent à les cacher lors de la traversée des enfers

Ichijô-in est réputé pour favoriser les vœux de prospérité et de chance

Jôkôro – Brasero en bronze pour brûler les bâtonnets d’encens

Une pratique répandue est d’acheter des poupées de Daruma afin d’obtenir la réussite dans différents domaines

C’est l’effigie populaire de Bodai-Daruma (Bodhidharma indien) religieux bouddhiste à qui est attribué la création du Zen et des arts martiaux

La légende prétend que resté assis pendant neuf ans pour méditer sans bouger, Daruma aurait perdu l’usage de ses jambes d’où la forme de culbuto pour le représenter

On dessine une des pupilles de la figurine en faisant un vœu, en cas du vœu exaucé le seconde pupille est peinte, les demandes ainsi satisfaites les poupées sont apportées au temple pour qu’elles y soient brûlées

Finir la journée de visites culturelles dans le meilleur Sushi ya de Mito (Dixit mon beau-frère !)

Makizushi au Nattô, haricots fermentés de soja

Inutile de préciser que tout était d’une fraîcheur absolue !

Makizushi aux crevettes frites

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